La diversité des conditions géologiques conjuguée aux caractéristiques climatiques, hydrogéologiques et pédologiques a déterminé la répartition et la composition des milieux naturels originels du département de Loir-et-Cher. L'homme depuis le Néolithique a imprimé sa marque sur ces milieux qui sont aujourd'hui le résultat de milliers d'années d'évolution et de civilisation.

 

Une grande richesse patrimoniale s’exprime dans le département de Loir-et-Cher au sein de 7 régions naturelles variées :
- Le Perche
- Les vallées du Loir et de la Braye
- La Beauce
- La vallée de la Loire, plateau de Mesland et forêt de Blois
- La Sologne centrale des étangs et la partie Loir-et-Chérienne de la Sologne Est
- La Sologne viticole et le plateau de Pontlevoy
- La vallée du Cher

 

Au vu de l’érosion progressive et généralisée de la biodiversité, sa conservation est devenue une préoccupation mondiale. La sauvegarde de la biodiversité implique la préservation de milieux naturels et  d’espèces devenus rares et en régression.

Les négociations et engagements politiques (COP21, paquet énergie-climat, plan climat énergie régional…)

La communauté internationale s’est mise d’accord sur un socle d’actions, au cours d’un long processus entamé en 1992.

COP

Extrait du Kit pédagogique sur les changements climatiques, publié par le Réseau Action Climat France en mars 2015.

La France va accueillir et présider la 21ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21), aussi appelée « Paris 2015 », du 30 novembre au 11 décembre 2015. C’est une échéance cruciale, puisqu’elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C.

Au sein de ces négociations climatiques internationales, l’Union Européenne a toujours été un acteur important. Son objectif climatique actuel à l’horizon 2030 repose sur le «paquet énergie-climat » :

  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% par rapport aux niveaux de 1990 (43% pour les secteurs de production d’énergie et les industries, et 30% pour les transports, l’agriculture et les bâtiments),

  • Faire passer la part des énergies renouvelables à minimum 27% dans la consommation finale d’énergie,

  • Améliorer d’au moins 27% l’efficacité énergétique par rapport aux projections actuelles pour la consommation d’énergie.

En accord avec la politique climat-énergie de l’Union Européenne, la France s’est également fixée des objectifs :

  • Réduire d’ici à 2020 ses émissions de gaz à effet de serre de 17% par rapport à 1990,

  • Disposer d’au moins 23% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie,

  • Améliorer d’au moins 20% l’efficacité énergétique.

 Deux lois complètent actuellement les objectifs climat-énergie de la France :

  •  La loi de programmation et d’orientation de la politique énergétique (POPE, 2005), qui prévoit de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 (« facteur 4 »),
  • La loi Grenelle qui prévoit notamment de réduire de 38% la consommation d’énergie du parc de bâtiments anciens d’ici à 2020, et de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports d’ici à 2020, pour revenir aux niveaux de 1990.

A l’échelle de la région Centre-Val de Loire, la déclinaison des engagements européens et nationaux se formalise au sein du plan climat énergie régional. Au sein de ce dernier, la Région se fixe des objectifs plus ambitieux en proposant dès 2020, de réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre (sur la base de 1990).

Des actions à réaliser soi-même

Changer ses modes de transport pour des modes plus écologiques et plus économiques (à pied, vélo, transports en commun, autopartage, covoiturage…). Le secteur des transports représente 27% des émissions de gaz à effet de serre en France (la moitié est due à la voiture individuelle).

Mieux s’alimenter pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et rester en meilleure santé. Nos choix alimentaires, via l’empreinte climatique de chaque aliment, permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Réduire le gaspillage alimentaire, préférer les aliments de saisons, les produits frais, les produits issus de l’agriculture biologique, remplacer une partie des protéines animales par des protéines végétales… autant de gestes en faveur du climat.

Réduire au maximum sa production de déchets en utilisant des produits non jetables, en limitant sa consommation de papier, en évitant d’acheter des produits aux emballages superflus, en compostant ses déchets organiques… Le secteur des déchets représente 3% des émissions de gaz à effet de serre en France.

Réduire les consommations d’énergie liées aux bâtiments en améliorant l’isolation, en mettant en place un système de régulation de la température avec un programmateur, en remplaçant sa chaudière par un modèle plus récent « à condensation », en réduisant d’1°C la température de confort de son habitation…

Et beaucoup d’autres choses encore…

Qu’est ce que le changement climatique ?

Le climat sur Terre a toujours varié. Il y a 100 millions d'années, des dinosaures vivaient sous un climat tropical tandis qu’il y a près de 15 000 ans, ce même paysage était couvert de glace…

Le changement climatique est le changement du type de météo moyen ou de climat sur une période donnée. Le changement se manifeste le plus clairement par une augmentation ou une diminution de la température moyenne, des changements de circulation atmosphérique et de cycle de l'eau et, par voie de conséquence, de la couverture nuageuse et de la quantité de précipitations sur Terre.

Ces changements influent à leur tour sur la formation des déserts, la taille des calottes glaciaires et des glaciers, les courants marins, le niveau de la mer, le degré d'acidité de l'eau de mer...

Tout au long de l'histoire de la Terre, celle-ci a connu des changements climatiques. Ces modifications du climat étaient jusqu’à présent associées à des phénomènes naturels. Le changement climatique actuel est, quant à lui, davantage la conséquence des activités de l'Homme, et cela depuis les années 1950.

Il ne faut pas confondre climat et météo !

 

Quels sont les principaux impacts ?

La problématique du changement climatique n’est pas isolée. Un dérèglement général du climat peut intensifier des problèmes déjà existants et en créer d’autres. Les changements climatiques sont donc au cœur d’un système où chaque dérèglement dans un secteur peut interagir avec un autre et créer des réactions en chaîne.

Extrait du Kit pédagogique sur les changements climatiques, publié par le Réseau Action Climat France en mars 2015.

Les conséquences du changement climatique n'auront pas partout la même ampleur. Mais une chose est sûre : les populations déjà vulnérables des pays en développement en subiront les effets les plus importants.

  • Augmentation des phénomènes climatiques extrêmes (tempêtes, sécheresses, précipitations abondantes...).
  • Instabilité des saisons, ce qui a, entre autres, des conséquences sur l'agriculture, la faune et la flore et engendre des risques pour la santé publique.
  • Augmentation du niveau des mers ce qui constitue une menace pour des millions de personnes vivant à proximité des côtes.
  • Fonte massive des glaciers ce qui met notamment en danger l'approvisionnement en eau de nombreuses personnes.

 

Le changement climatique a des répercussions complexes qui vont bien au-delà d’une simple augmentation des températures !

Le climat est en train de changer. Les impacts de ce changement ont déjà et continueront d’avoir des répercussions sur notre vie et sur la planète : accès à l’énergie, à l’eau, équilibres géostratégiques, mouvements de population, modifications des écosystèmes… Il y a urgence à agir !

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