Un bilan globalement positif en 2017

  • Le Loir-et-Cher dispose d'une offre diversifiée de structures d'insertion par l'activité économique (IAE). Les 17 structures en activité ont généré un chiffre d'affaires global de plus de 7,9 millions d'euros (+ 1,6 M€ en 2 ans) et près de 462 000 heures de travail (soit 276 équivalents temps plein).
  • Près de 400 personnes ont quitté l'une de ces structures au cours de l'année, 54 % ont accédé à un emploi ou une formation
  • En 2017, l’enveloppe de l'Etat pour l’IAE était supérieure à 2 770 200 € tandis que le Conseil départemental a alloué au total 1 122 700 €. Au total, le tiers des ressources de l'IAE provient de financements publics.

Evolution du nombre de ménages à bas revenus de la CAF en Loir-et-Cher

D'après sources : CAF (données au 31/12 de chaque année)

 

  • 17 696 allocataires CAF à bas revenus en 2017 en Loir-et-Cher, soit une hausse de près de 1,75 % en deux ans (+ 300 allocataires).
  • En moyenne, on compte dans le département 32 allocataires à bas revenus pour 100 allocataires CAF et 179 allocataires à bas revenus pour 1 000 ménages de moins de 65 ans

Sont considérés comme ménages à bas revenus ceux qui perçoivent moins de 60 % du revenu par unité de consommation médian (soit moins de 1 045 euros en 2016). Le revenu pris en compte est le revenu mensuel disponible avant impôt, comprenant les ressources propres (revenus d'activité, allocations chômage, pensions, retraites, autres revenus imposables) et les prestations versées par la CAF. Pour pouvoir tenir compte des économies d'échelle, ce revenu global mensuel est rapporté au nombre d'unités de consommation (UC) du ménage, selon l'échelle d'équivalence ainsi définie : l'allocataire compte pour 1 UC, les autres adultes et enfants à charge de 14 ans et plus comptent pour 0,5 UC, les enfants à charge de moins de 14 ans comptent pour 0,3 UC. Un ajout de 0,2 UC est effectué dans le cas d'une famille monoparentale. Les revenus des personnes de 65 ans ou plus et des allocataires étudiants ne rentrent pas en compte dans le dénombrement des allocataires à bas revenus.

Evolution du nombre d'allocataires de minima sociaux en Loir-et-Cher

D'après sources : DREES (données au 31/12 de chaque année) et Insee-RP 2015

  • 17 300 allocataires de minima sociaux vivent dans le Loir-et-Cher en 2017.

  • Le département compte 5 bénéficiaires de minima sociaux pour 100 habitants.

 

Evolution du nombre d'allocataires du RSA et du nombre de personnes couvertes* par cette prestation

D'après sources : DREES (données au 31/12 de chaque année)
* Les personnes couvertes par le RSA : l'allocataire, le conjoint et les personnes à charge
** création du RSA Jeunes. Ceux-ci sont incluent dans les chiffres ci-dessus (moins de 1 % du total).

  • Le département compte 6 831 allocataires du RSA (Revenu de solidarité active) fin mars 2019. Après une période de hausse régulière jusqu'en 2015 où il dépassait 7 300 allocataires, le nombre se réduit et retrouve sont niveau de 2013.

  • 15 031 personnes sont couvertes par le RSA (allocataires et autres membres des familles comptant un allocataire du RSA) fin 2017, en baisse de 2.8 % sur un an.

  • 45 personnes sont désormais couvertes par le RSA pour 1 000 habitants du Loir-et-Cher.

 

 

 

 

Evolution du nombre d'allocataires de l'AAH en Loir-et-Cher

D'après sources : DREES (données au 31/12 de chaque année) - CAF et MSA pour 2017

  • Le nombre de bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) a augmenté de près de 15 % en 3 ans, et concerne désormais 5 734 personnes fin 2017, soit 2 600 allocataires de plus  (+ 73 %) que fin 2007. Notons qu'en 2016, la CNAF a amélioré son système de production statistiques sur les bénéficiaires de prestations légales. Le nombre d'allocataires de l'AAH avoisinerait les 6 000 fin 2017.

  • 32 bénéficiaires de l’AAH pour 1 000 habitants du Loir-et-Cher âgés de 20 à 64 ans (Région 29 ‰ ; métropole 30 ‰).

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Evolution du nombre d'allocataires du minimum vieillesse (ASPA) en Loir-et-Cher

D'après sources : DREES, 2007-2017 (données au 31/12 de chaque année)

  • 1 730 personnes perçoivent le minimum vieillesse en 2017, un nombre qui est resté stable entre 2016 et 2017.

  • 22,5 allocataires du minimum vieillesse pour 1 000 habitants de 65 ans et plus (1er rang national).

 

Evolution du nombre d'allocataires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) en Loir-et-Cher

 

D'après sources : DREES, 2007-2017 (données au 31/12 de chaque année)

  • 1 960 allocataires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) en 2017, en baisse de 17 % en 3 ans.

 

Définitions :
Tout minima social est délivré sous conditions de ressources et permet aux personnes qui en sont titulaires d’atteindre un niveau minimum de ressources financières. En effet, le montant versé tient compte des revenus déclarés par l’allocataire. Celui-ci ne touche que la différence entre le montant forfaitaire fixé par la loi (qui est fonction de sa situation familiale) et ses revenus (à noter que selon les minima, les ressources prises en compte ou non dans le calcul varient. Les minima sociaux ne se cumulent pas.
Le RSA s’adresse aux personnes âgées d’au moins 25 ans, ainsi qu’aux jeunes de moins de 25 ans dans certaines conditions très précises (enfants à charge, par exemple). A titre indicatif le montant forfaitaire pour une personne seule, sans enfant à sa charge, est de 550.93 € en 2017.
L’AAH est une allocation destinée aux personnes handicapées âgées d’au moins 20 ans (sauf exceptions).
Le minimum vieillesse (ASPA) est destiné aux personnes âgées d’au moins 65 ans (sauf exceptions). Le montant forfaitaire pour une personne seule est 868,20 € par mois au 1er janvier 2019.
L’ASS est un minima social destiné aux personnes ayant épuisées leurs droits aux allocations chômage et qui effectuent des actes positifs et répétés pour retrouver un emploi, créer ou reprendre une entreprise.
Pour plus de détail sur les diverses prestations sociales (minima social ou non) : www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/N19811 

 

57,6 % des foyers fiscaux sont non imposés dans le Loir-et-Cher en 2016, soit un taux proche du niveau national et légèrement supérieur à celui observé pour la Région.

Evolution des foyers non imposés entre 2014 et 2016

Source : Ministère des Finances, 2014, 2015 et 2016

Près de 42 000 habitants en situation de pauvreté en 2015

12,8 % des habitants du Loir-et-Cher vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ce taux est sensiblement inférieur à celui observé pour l’ensemble de la France métropolitaine (14,9 %). Le département se classe au 26e rang de métropole et gagne 4 places dans le classement par rapport à 2014, le taux y augmentant un peu moins vite (+ 0,1 point en 1 an contre 0,2 en moyenne nationale).

Aucune donnée plus récente n’est disponible à l’échelle des départements, mais les dernières estimations de l’INSEE indiquent une légère amélioration au niveau national en 2016.

 

La pauvreté affecte plus fortement certaines catégories de la population

Entre 2012 et 2015, le Loir-et-Cher compte près de 2 400 personnes supplémentaires en situation de pauvreté, soit une hausse de 6,1 % en 3 ans.

Evolution du taux de pauvreté

D’après sources : INSEE, FiLoSoFi 2015

  • 29 % des ménages locataires sont pauvres, contre seulement 6 % des ménages propriétaires.
  • De toutes les compositions familiales, les familles monoparentales sont les plus exposées (30 % d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté).
  • Le niveau de vie médian des personnes sous le seuil de pauvreté est de 820 € par mois en 2015.

 Ces caractéristiques sont assez similaires à celles observées pour la France métropolitaine.

 

  • Le département enregistre moins de ménages pauvres parmi ceux de 75 ans et plus (6,3 %, soit 2,1 points de moins qu’en moyenne métropolitaine). Parallèlement, il compte peu de bénéficiaires du minimum vieillesse : 23 pour 1 000 personnes âgées de 65 ans et plus en moyenne en 2017, contre près de 40 en France métropolitaine (DREES), soit le taux le plus bas de métropole.
  • La pauvreté est étroitement liée au chômage : 59 % des ménages déclarant des indemnités chômage pour principales ressources sont pauvres (2,4 points de plus qu’au niveau national),
  • mais l’emploi ne protège que partiellement de la pauvreté puisque 10,5 % des ménages déclarant comme principale source de revenu des salaires et traitements vivent en dessous du seuil de pauvreté et 16 % de ceux déclarant principalement des revenus d'activité non-salariée dans le Loir-et-Cher (19,7 % en France métropolitaine).

Taux de pauvreté selon la composition familiale en 2015

D’après sources : INSEE, FiLoSoFi 2015

 

Taux de pauvreté selon l'âge en 2015

D’après sources : INSEE, FiLoSoFi 2015

Taux de pauvreté : Il correspond à la proportion d'individus dont le niveau de vie est inférieur pour une année donnée à un seuil, dénommé seuil de pauvreté (exprimé en euros).
Le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. Il est de 1 026 € pour une personne seule en 2015.

 

Des territoires plus affectés par la précarité

  • La précarité est un phénomène prioritairement urbain du fait de la concentration d'habitat social et de la présence de nombreux services d'accueil et d'accompagnement des personnes en situation de précarité. C'est donc à Blois, Vendôme et Romorantin-Lanthenay que l'on rencontre la plus forte proportion de ménages cumulant un ensemble de difficultés économiques et sociales.
  • C'est également le cas de la majeure partie de la Vallée du Cher et dans deux secteurs frappés par une perte de vitalité économique et démographique : autour de Salbris et dans le nord du Perche.

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