Observatoire de la conjoncture

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Les chiffres clés

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Sélection des principaux indicateurs non commentés – évolution et comparaison avec la région Centre-Val de France et la France. Le tableau est mis à jour et publié dès qu’une donnée est actualisée.

Le Loir-et-Cher semble tirer son épingle du jeu

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Publié le 05/10/2016

L’économie française peine à trouver ses marques.  Avec un printemps 2016 à croissance nulle, le Produit Intérieur Brut n’aura finalement augmenté que de 1,4 % sur les 4 derniers trimestres. En cause, un ralentissement des dépenses de consommation des ménages au cours des derniers mois et une diminution des dépenses d’investissement des entreprises. Toutefois, les signes d’une reprise se précisent.

Dans un tel contexte, le Loir-et-Cher semble tirer son épingle du jeu. Les statistiques sur la conjoncture des derniers mois ne sont pas encore toutes publiées, notamment celles qui permettraient de mesurer l’impact économique des inondations, mais il semble bien que cette rentrée automnale s’inscrive sous de meilleurs auspices. Un frémissement était déjà perceptible depuis plusieurs trimestres ; les indicateurs affichent à présent clairement une amélioration de la situation économique.

Les établissements connaissant des difficultés sont encore nombreux mais leur nombre a sensiblement diminué ; la défaillance recule (- 15 % au 1er semestre 2016 par rapport à la même période de l’année précédente, l’un des résultats les plus faibles de ces 10 dernières années). Dans le même temps, les difficultés de trésorerie semblent moins prégnantes ; les retards de paiement des cotisations sociales des entreprises se situent à leur plus faible niveau depuis 8 ans.

L’activité progresse : les chiffres d’affaires sont orientés à la hausse, et de façon plus marquée qu’ailleurs (+ 8,4 % au printemps ; + 3,5 % en rythme annuel). Cela se répercute sur l’emploi : 500 postes supplémentaires ont été créés au premier trimestredont une bonne partie dans l’intérim qui voit ses effectifs augmenter de plus de 20 % par rapport à la même période de l’année précédente ; le volume des déclarations d’embauche de ce secteur est d’ailleurs au plus haut niveau de ces dernières années.

Sur 12 mois les gains pour le Loir-et-Cher s’élèvent à 630 emplois. Cela reste encore modeste en comparaison des 3 400 perdus depuis 2009, mais on peut se réjouir du fait que le rythme de cette progression (+ 0,8 %) soit le plus élevé de la région avec celui de l’Indre-et-Loire.

L’étau se desserre aussi logiquement sur le front du chômage. Les rangs des demandeurs d’emploi se réduisent quelque peu, de 1,7 % en une année (à fin août), à un rythme plus favorable qu’ailleurs. Cela concerne aussi les jeunes, mais moins les seniors. Le taux de chômage, le plus faible de la région, est désormais de 8,8 %, plus d’un point inférieur au taux national.

Il faut toutefois garder en tête que ces chiffres correspondent à la seule catégorie A (personnes n’ayant pas travaillé dans le mois précédent) ; pour les catégories B et C la tendance est toujours à la hausse, signe d’une précarisation croissante de l’emploi. Parallèlement, la hausse du nombre les bénéficiaires du RSA s’est poursuivie (+ 1,4 % en un an) avec cependant une légère embellie au deuxième trimestre.

L’investissement des entreprises est également de nouveau en hausse : sensible au premier trimestre, très vigoureuse ensuite (+ 14 % au deuxième trimestre), ce qui n’était pas le cas pour l’ensemble de la région ou le pays. Les crédits d’équipement progressent aussi (légèrement), comme les importations de produits intermédiaires et d’équipements.

Tout porte donc à croire que, sauf événements imprévus, ces tendances devraient se poursuivre à l’automne, d’autant plus que l’économie devrait aussi profiter d’un redémarrage annoncé dans le secteur de la construction, dont le sérieux grippage, provoqué par l’effondrement des mises en chantier de logements, avait si fortement handicapé le Loir-et-Cher.

Vous pouvez également consulter : Les notes de conjonctures antérieures

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