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S'adapter aux changements structurels de l'économie


L’accès à l’emploi est une condition essentielle pour permettre l’accomplissement de chaque individu et la lutte contre toutes les exclusions. Dans une économie en pleine mutation, il est important de pouvoir compter sur une dynamique locale : emplois liés à la présence humaine (services, tourisme, commerce…) a priori non délocalisables, poids des activités créatrices d’emplois, capacité à créer de nouvelles activités…


Indicateurs phares :

Part des emplois de la fonction "économie présentielle" dans l'emploi total

Évolution de la part des emplois de la sphère présentielle dans l'emploi total

Part des emplois salariés dans les activités dynamiques

Taux d'encadrement

Taux de création des établissements

Éléments d'analyse

  • Le poids de l’économie présentielle est lié à deux facteurs principaux dans notre département : la densité de population et le potentiel touristique.
  • Globalement, l’économie présentielle représente 63 % des emplois en Loir-et-Cher. Elle est moins développée en Beauce Val-de-Loire, l’écart avec les autres territoires s’étant creusé dans la période récente.
  • Le Pays Beauce Val-de-Loire est en revanche bien placé pour la part des activités créatrices d’emploi : près de 6 points de plus qu’en moyenne départementale. Environ les deux-tiers des emplois du Loir-et-Cher ressortissent de ces activités. A contrario, 1/3 des emplois peuvent donc être considérés comme susceptibles de disparaître à plus ou moins court terme.
  • Le taux d’encadrement du Loir-et-Cher est inférieur à la moyenne régionale et plus encore à celle de la France métropolitaine (16,6 % en 2010). Au sein du département, le taux du Pays des Châteaux apparaît nettement plus élevé que les autres.
  • Le renouvellement du tissu économique est également moins rapide que dans le Centre et en France.


Indicateurs phares



Part des emplois de la sphère présentielle dans l'emploi total en 2011 (en %)


Les emplois de l’économie présentielle sont par nature non délocalisables. Leur poids reflète donc le degré d’indépendance d’une économie vis-à-vis des grandes tendances nationales et internationales. Sur le plan du développement durable, un poids élevé de l’économie présentielle constitue un gage de relative stabilité de l’emploi, propice à l’épanouissement des actifs du territoire.

D’après source : Insee, RP 2011 (exploitation complémentaire au lieu de travail)



Définition :
La partition de l'économie en deux sphères, présentielle et non-présentielle, permet de mieux comprendre les logiques de spatialisation des activités et de mettre en évidence le degré d'ouverture des systèmes productifs locaux. Elle permet aussi de fournir une grille d'analyse des processus d'externalisation et autres mutations économiques à l'œuvre dans les territoires.
Les activités présentielles sont les activités mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la satisfaction des besoins de personnes présentes dans la zone, qu'elles soient résidentes ou touristes.
Les activités non-présentielles sont déterminées par différence. Il s'agit des activités qui produisent des biens majoritairement consommés hors de la zone et des activités de services tournées principalement vers les entreprises correspondantes.


 Évolution de la part des emplois de la sphère présentielle dans l'emploi total (en points)



Territoire

Part des emplois de la sphère présentielle en 1999 (en %)

Part des emplois de la sphère présentielle en 2006 (en %)

Part des emplois de la sphère présentielle en 2011 (en %)

Evolution de la part (en points) entre 1999 et 2011

Vallée du Cher et du Romorantinais

55,4

62,7

64

+ 8,6

Grande Sologne

62,1

63,8

63,3

+ 1,2

Vendômois

49,3

52,9

57,2

+ 7,9

Châteaux

51,2

58,2

65,2

+ 14

Beauce Val de Loire

57,6

61,5

60

+ 2,4

Loir-et-Cher

56,9

60,8

63

+ 6,1

Centre-Val de Loire

58,7

62,2

64

+ 5,3

France métropolitaine

61,8

64,2

65,5

+ 3,7

Source : Insee, RP




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Part des emplois salariés dans les activités dynamiques (en %)


Il s’agit ici de mesurer le poids dans l’économie locale des emplois potentiellement en croissance. Plus cette part est élevée, mieux les territoires sont armés pour résister aux aléas conjoncturels et améliorer le bien-être de leur population.


Source : UNEDIC (au 31/12)


Définition :
Sont considérées ici comme activités dynamiques celles dont l'évolution de l'emploi salarié entre 1993 et 2010 en France a été supérieure à + 5 %. La typologie retenue est celle de la NAF (Nomenclature d'Activité Française) en 88 postes (correspondant aux divisions dans l'intitulé retenu par l'Insee).
Ne sont toutefois prises en compte que les activités représentant au moins 0,2 % du total de l'emploi salarié soit en 1993, soit en 2010.
Limite(s) de l'indicateur :
Pour bénéficier d'une masse critique suffisante, le recours à la nomenclature en 88 postes est nécessaire. Mais au sein d'une division donnée, des activités peuvent évoluer en sens contraire. Une branche peut être en perte de vitesse alors que sa division de rattachement est en croissance. Cette limite a un impact plus important aux niveaux géographiques fins.
Méthode de calcul utilisée :
Part des emplois salariés dans les activités dynamiques = (nombre d'emplois salariés dans les activités dynamiques / nombre total d'emplois salariés) * 100



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Taux d'encadrement (en %)

Le renouvellement du tissu des entreprises est essentiel au dynamisme économique. Il reflète les opportunités d’implantation de nouvelles activités, la capacité pour les porteurs de mener à bien leur projet sur un territoire.




Source : INSEE-RGP 1999, RP 2010






Définition
Le taux d'encadrement est le nombre de cadres par rapport au total des emplois.
Limite(s) de l'indicateur
Un taux d'encadrement qui augmente n'implique pas nécessairement une augmentation du nombre de cadres, il peut être le résultat d'une diminution du nombre total des emplois.
Méthode de calcul utilisée
Taux d'encadrement = (Nombre de cadres au lieu de travail / Nombre d'emplois au lieu de travail) * 100



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Taux de création des établissements


La capacité d'un territoire à créer de nouvelles activités, à assurer un renouvellement de son tissu d'entreprises, est essentiel pour le dynamisme  économique. Seul ce dernier est gage de création d'emplois pour les actifs résidents, mais aussi pour en attirer de nouveaux.

Territoire

Taux de création des établissements en 2010 (en %)

Châteaux

15,8

Vallée du Cher et du Romorantinais

15,3

Beauce Val de Loire

15,3

Vendômois

15

Grande Sologne

13,7

LOIR-ET-CHER

15,3

Centre-Val de Loire

16,4


Source : INSEE-REE Sirene





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