Développer les énergies renouvelables

Les sources d'énergie les plus utilisées aujourd’hui sont de nature non renouvelable, qu’elles soient fossiles (pétrole, charbon, gaz) ou liées à l’exploitation de l’uranium. La raréfaction annoncée des premières, la dangerosité des secondes, liées aux effets néfastes pour l’atmosphère et l’environnement sont incompatibles avec un développement raisonné. Il convient donc de se tourner vers des énergies renouvelables et non polluantes : biomasse, éolien, photovoltaïque, etc.

Indicateurs phares :

Indicateurs complémentaires :

 

Eléments d'analyse

Un déficit d’installations de production d’énergie renouvelable

  • La France vise à l’horizon 2020 un objectif de 23 % d’énergie issue de sources renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie ; le ratio est de 16,4 % en 2011. 
  • Le Loir-et-Cher occupe le 64e rang en terme de puissance de production d’électricité renouvelable installée en 2013 (51,9 MW, soit 1,56 MW pour 10 000 habitants). A  titre de comparaison, l’Eure-et-Loir se situe au 9e rang avec une forte production éolienne (le Loiret occupe le 43e rang).  
  • Près des ¾ de la production départementale correspondante proviennent de 3 installations éoliennes en Beauce (35,6 MW).
  • Le nombre d’installations photovoltaïques a fortement progressé dans le département entre 2009 et 2013 passant de 97 à 1 607. Le Loir-et-Cher occupe le 61e rang en terme de puissance photovoltaïque installée (0,44 MW pour 10 habitants), les premiers rangs étant largement occupés par les départements du sud de la France.
  • Le biogaz, encore confidentiel, tend à se développer. Il est obtenu soit par captage dans des installations de stockage de déchets non dangereux, soit par méthanisation. 
  • Plusieurs sources de déchets peuvent être ainsi valorisées : agriculture (effluents d’élevage, résidus de culture), déchets ménagers ou assimilés, déchets industriels (industrie agroalimentaire, chimie…).
    Dans le cadre de Loir-et-Cher 2020, le Lab « méthanisation et mix énergétique », cherche à rassembler l’ensemble des acteurs concernés pour développer et optimiser la production de cette énergie renouvelable, qui représente un enjeu économique et environnemental majeur. Quelques unités fonctionnent déjà en Loir-et-Cher, à Epuisay, Renay, Couddes, Villeherviers et Saint-Aignan (ZooParc de Beauval).

 

Le département perd son avance sur le front des chaufferies bois collectives

  • En 2014, le Loir-et-Cher compte 15 chaufferies bois collectives ou dans l’habitat non individuel d’une puissance installée totale de 13,4 MW. Depuis 2010, 5 nouvelles installations ont été mises en service pour une puissance de 1,4 MW. Dans le même temps, 2 importants réseaux de chaleur ont vu le jour à Orléans et 1 à Saint-Pierre-des-Corps (25 MW chacun). En conséquence, le poids du Loir-et-Cher dans la production régionale s’est réduit ; il est aujourd’hui de 9,4 %.

 

Indicateurs phares

Puissance installée pour la production d'électricité issues des énergies renouvelables en 2013 (en Mw pour 10 000 habitants)

 

Sources : Ministère du développement durable (au 31/12), INSEE RP 2012

 

Puissance installée (en Kw pour 10 000 habitants) des chaufferies collectives et industrielles* fonctionnant au bois en 2014

 

* entreprises du bois et hors bois
Source : observatoire-energies-centre, ADEME, Arbocentre

 

Indicateurs complémentaires

Puissance installée (en MW) des installations produisant de l'électricité issue des énergies renouvelables selon le mode d'énergie au 31/12/2013

TerritoireBiomasseEolienGéothermieHydrauliquePhotovoltaïqueTotal
Beauce Val de Loire 0 11,9 0 0 3,39 15,29
Châteaux 0 0 0 0,04 2,75 2,79
Vallée du Cher et Romorantinais 0,94 0 0 0 1,77 2,70
Grande Sologne 0 0 0 0 0,37 0,37
Vendômois 0,34 23,65 0 0,26 6,76 31,01
Loir-et-Cher 1,28 35,55 0 0,3 14,74 51,9

Source : Ministère du développement durable

Données locales relatives aux installations de production d’électricité renouvelable

Les données départementales et communales relatives aux installations de production d’électricité renouvelable sont diffusées dans le cadre de l’arrêté du 14 juin 2011 définissant la diffusion de données locales sur les énergies renouvelables, pris en application de l'article 88 de la loi n° 2010788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement.
Ces données reprennent les contours de l’arrêté cité ci-dessus. Dans ce cadre, les installations prises en compte sont celles produisant de l’électricité renouvelable et pour lesquelles a été conclu un contrat d’obligation d’achat en vertu de la loi du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité. Ainsi les installations relevant de contrat d’obligation d’achat antérieur à la loi de 2000 ou d’un contrat d’achat établi dans le cadre d’appels d’offre sont exclues. Au total, ce sont près de 1 300 installations qui ne sont pas comptabilisées, parmi lesquelles de nombreuses centrales hydrauliques et unités d’incinération de déchets ménagers.
Les centrales électriques renouvelables dont la puissance est supérieure à 12 MW (à l’exception des centrales éoliennes) ne bénéficiant pas d‘obligation d’achat, n’apparaissent pas non plus dans ces tableaux. Concernant les centrales éoliennes, l’octroi des contrats d’obligation d’achat a évolué dans le temps (parc limité à 12 MW, obligation d’avoir cinq mats, obligation d’appartenir à une « zone de développement de l’éolien »).

Les données rendues publiques au niveau départemental sont le nombre d’installations et les puissances cumulées correspondantes raccordées en fin d’année en MW, déclinées en sept filières :

  • hydraulique (puissance inférieure à 12 MW)
  • héolien
  • solaire photovoltaïque
  • géothermie
  • biogaz
  • déchets incinérés
  • autre biomasse (bois énergie, résidus agricoles et agroalimentaires)

Au niveau communal, les données sont identiques, à ceci près que les trois filières biomasse (biogaz, déchets incinérés et autre biomasse) sont regroupées et que le nombre d’installations n’est diffusé que s’il est au moins égal à trois.
Les données renseignées proviennent des fichiers des obligations d’achat fournis par EDF, EDFSystèmes Energétiques Insulaires pour la Corse et les DOM et par toutes les entreprises locales de distribution (ELD). Certaines données relatives au solaire photovoltaïque concernant les DOM, la Corse et certaines entreprises locales de distribution sont encore provisoires et font l'objet d'une validation approfondie auprès des opérateurs.

A noter : un secret statistique s'applique au nombre d'installations, mais pas à la puissance installée.

 

Nombre de chaufferies collectives et industrielles fonctionnant au bois en 2014

 

TerritoireCollectives ou dans l'habitat non individuelD'entreprises (hors entreprises du bois)D'entreprises du boisTotal
Beauce Val de Loire 1     1
Châteaux 3   2 6
Vallée du Cher et Romorantinais 1   1 2
Grande Sologne 3 2   5
Vendômois 7   4 11
Loir-et-Cher 16 2 7 25

Source : observatoire-energies-centre, ADEME, Arbocentre

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